Resident Evil : Apocalypse

Resident Evil ApocalypseAlice a pu survivre et s’extraire du complexe d’Umbrella. Mais un virus s’abat déjà sur Raccoon City et laisse peu de survivants. Parmi eux, Alice a vu son corps et ses pouvoirs se transformer, la rendant plus puissante. Elle va tenter, avec Jill Valentine , de faire face à Nemesis.

Après un 1er volet correct mais sans génie, voici la suite attendue de l’adaptation de l’un des plus célèbres jeux vidéos d’horreur du moment.

Malgré de nouveaux moyens, peu d’innovations sont perceptibles, en particulier au niveau du scénario, ce qui est particulièrement regrettable au vue de la richesse qu’offre le monde de Resident Evil avec ses multiples sous-intrigues. Reste un divertissement pop-corn décérébré mais pas désagréable.

Depuis l’apparition du 1er pixel vidéo ludique, les financiers et têtes pensantes du monde des jeux vidéos ont compris l’intérêt d’obtenir les droits d’adapter sur les plates formes de salon ou les ordinateurs individuels, des films à fortes entrées sur grand écran. Mais voilà que le phénomène s’est récemment inversé ! Mario, Lara Croft, et autres Mortal Street Fighters ont connu le sommet de la gloire en ayant l’honneur d’être à l’affiche des plus grands cinémas du monde entier. Malheureusement, le succès espéré reposant essentiellement sur l’exploitation d’une licence et non sur la qualité intrinsèque du film et le respect de l’esprit du jeu dont il est issu, le joueur n’a jamais retrouvé véritable satisfaction jusqu’ici.

Alors qu’en est-il dorénavant, quelques années après l’entrée remarquée des jeux vidéos dans le monde du cinéma ? et bien peu de choses ont changé, et Resident Evil : Apocalypse ne déroge guère à la règle.

Bien qu’a priori les moyens mis à disposition semblent supérieurs au 1er volet (il suffit d’observer le nombre d’acteurs, de figurants, et d’effets spéciaux plus ambitieux, mais qui demeurent de qualité tout juste correct), on n’observe au final qu’une accumulation de scènes un peu décousues mais toujours animées, qui font penser à un clip version XXL.
Si l’atmosphère du jeu reste respectée dans une certaine mesure, il est dommage de constater que l’aspect « surivival horror » sombre et angoissant soit délaissé au profit d’un « action horror », certes très propre à notre temps, mais guère respectueux de ce à quoi les fans peuvent attendre d’un Resident Evil.
En outre, on ne peut que regretter l’absence de scènes véritablement gores, chaque plan étant coupé au bon moment ou au bon endroit pour éviter une classification interdisant à un public visé (adolescent) de voir le film.

En bref, on tient là une adaptation de jeu vidéo qui se situe dans la moyenne habituelle pour ce genre d’œuvre, avec des personnages trop peu développés, une action omniprésente, et une réalisation calibrée pour que le tout tienne dans une bobine de 90 mn. Pas déplaisant, mais pas exceptionnel malgré un fort potentiel.

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