Ring

RingOn attendait pas mal de ce ‘Ring’ qui défraye la chronique depuis quelques temps. Il est clair qu’un film japonais d’horreur n’est pas chose courante sur nos grands écrans.

L’explosion du cinéma asiatique en Europe a permis d’ouvrir les barrières et les schémas classiques hollywoodiens. En effet, le décalage est plutôt important, et on a même du mal à s’immerger dans le film. Les acteurs ne font pas grand chose pour nous aider. Leurs expressions étant plutôt dures à cerner. Difficile de les critiquer car la transcription des émotions dépend énormément de la culture, mais je n’ai toutefois pas été convaincu.

L’intrigue met un petit peu de temps à se mettre en place, et l’ambiance vraiment particulière ne nous met pas vraiment à l’aise. L’oppression est cependant au rendez-vous et le film se révèle efficace. Le son notamment a été travaillé pour créer une atmosphère à la fois glauque et terrifiante. En effet, très peu de musique, pour donner plus d’importance aux scènes cruciales. Les non-dits, importants dans la culture asiatique, prennent ici une importance particulière, si bien qu’on peut facilement passer à côté de détails déterminants.

Ring reprend des éléments classiques de l’horreur au cinéma tout en y apportant une touche très personnelle. Dans la lignée de la production espagnole ‘La secte sans nom’, Ring propose une alternative plutôt minimaliste a un genre qui a péché par excès. Malgré pas mal de défauts, il permet un regard différent à un genre.

On peut le constater aux expressions hébétées et aux rires nerveux quand les lumières se rallument : Ring fait de l’effet sur la majorité des spectateurs, Ring fait vraiment peur. C’est donc un film qui remplit son contrat de film d’épouvante. Mais qu’est ce qu’un film d’epouvante efficace ?

1) Tout d’abord l’absence de second degré. On ne rigole pas quand on a peur, on n’a même pas envie de sourire. Et Ring est un film qui se prend terriblement au sérieux. On en avait un peu perdu l’habitude : les films « à faire peur » Hollywoodiens sortis dernièrement, produits de pur entertainement calibrés pour le public ado, jouent toujours de ce décalage, de cette ironie par rapport à eux mêmes. La série des Scream est bien sûr le modèle de ces films qui ne se prennent pas vraiment au sérieux, qui parodient les cuvées précédentes, et qui finissent par s’autoparodier eux mêmes… On rigole, on frissonne un peu et on mange du pop-corn pour faire passer tout ça. Avec Ring on n’a pas vraiment envie de manger du pop-corn, on n’a même plus du tout faim…

2) Un film fait peur quand il enferme les personnages (et, partant, les spectateurs) dans une situation inéluctable, un scénario-impasse, une histoire pour laquelle on sait d’avance qu’il n’y aura pas de happy end. Ring est un modèle du genre : on sait un quart d’heure après le début du film que toute personne ayant visionné la vidéo maudite est destinée à mourir une semaine plus tard. Les délais sont posés, l’ultimatum donné, la fin déjà connue. Il ne reste plus qu’à laisser mûrir (pourrir ?) tout ça, laisser l’angoisse s’immiscer peu à peu. Dans les film d’épouvante il n’y a jamais de suspens ; ou bien c’est un suspens factice, car désespéré (on n’y croit pas mais on se bat quand même). Blair Witch première mouture, autre grand film d’épouvante, allait encore plus loin : les premières secondes du film annonçaient la fin (la disparition des vidéastes amateurs). Ring ne va pas aussi loin mais joue avec les mêmes règles.

3) A partir de là les personnages, malgré toute leur volonté, ne peuvent être rien d’autre que des pantins incapables de contrer le sort (ici : la malédiction). Ils assistent, impuissants, à l’inéluctable, aussi passifs et fascinés que devant la vidéo qu’ils visionnent et re-visionnent mais dont ils n’arrivent pas à percer le sens. De toute façon la peur rend passif et aussi faible qu’un enfant car c’est toujours une perte de contrôle du raisonnement et de soi-même : les victimes ne peuvent pas faire un geste lorsque le Mal sort de la TV pour venir les emporter. Fascination et passivité : on est face à la peur comme devant la TV. Comme la journaliste qui regarde pour la première fois la video et qui tombe dans le piège en toute connaissance de cause. Elle sait déjà que regarder la vidéo est synonyme de mort, pourtant, mécaniquement, elle enfile la cassette dans le magnétoscope et elle s’abandonne à ce qui passe sur l’ecran. Fascination face à l’interdit, l’image interdite, le mal qui ne doit pas être dévoilé mais qui force le regard à se poser sur lui : ce film est aussi un début de reflexion sur l’image et le regard appelé…

4) Un film fait peur quand il raconte des histoires qui font peur. Ring n’invente rien : il reprend, sans même vraiment les recycler, des histoires de toujours : histoires de revenants, histoires de malédictions, histoires de secrets horribles cachés au fonds des puits… Bien sûr les histoires se sont adaptées à notre monde contemporain : désormais les malédictions passent par la TV et le téléphone. Le Mal prend possession des outils du monde moderne et les détourne, les corrompt, les fait devenir source de terreur (la sonnerie du téléphone dans la nuit, l’ecran qui s’allume dans la pièce sans lumière). La télé devient même littéralement le passage entre le monde des morts et celui des vivants. Si dans Ring les fantômes sont tellement effrayants c’est aussi car il sont terriblement proches et omniprésents. Les morts sont là, tout près du sommeil des vivants, à chuchoter dans la nuit. Les vivants eux mêmes sont filmés comme s’ils étaient des fantômes en devenir : 2-3 effets champs-hors champs font apparaitre certains personnages comme s’ils étaient à proprement parler des « apparitions ».

Et puis il y a aussi le découpage chirurgical du cadre, la longueur des plans et leur staticité, la lumière pâle, un peu froide, qui rappelle la mort qui attend.

Avec un scénario de série Z, sans effet d’esbrouffe mais avec juste les moyens que donne l’art d’utiliser une caméra, le réalisateur arrive à distiller une peur sourde, quelque chose de poisseux qui met mal à l’aise mais dont on ne connait pas vraiment l’origine. Et c’est peut être ce « pas vraiment » qui pèse tellement sur les coeurs. On n’a jamais autant peur que lorsque l’on ne connait pas l’origine de cette peur.

Revelations

RevelationsLicencié abusivement d’un grand fabricant de cigarettes, Wigand se voit tiraillé entre sa clause de confidentialité et un journaliste qui l’incite à montrer au grand jour les pratiques abusives sur le tabac dont il a été le témoin, en tant que scientifique.

Une très belle oeuvre de Michael Mann (Heat, Le Dernier des Mohicans…) riche et intense. Il rassemble deux énormes acteurs que sont Al Pacino et Russell Crowe (qui a d’ailleurs pris un poids énorme pour le film) dans un face à face qui n’en est pas un, un peu à la manière de Heat, même si les contacts sont beaucoup plus nombreux. Ce qui étonne le plus dans ce film, ce sont les divers contre pieds. L’histoire évolue et nous fait passer dans la peau des deux personnages à tour de rôle.

La maîtrise de Mann permet une montée progressive de la pression. Tellement progressive que l’oppression devient quasiment insupportable. Construit en deux parties, le film permet de voir deux types de pressions bien différentes. Le récit est d’ailleurs particulièrement bien construit, car il permet d’éviter tout temps mort et de se concentrer sur les lourds enjeux moraux et physiques. La tension devient palpable et est extrêmement communicative.

Le duo d’acteurs y est aussi pour beaucoup. Al Pacino, toujours aussi charismatique dans son rôle de journaliste presque utopiste, anachronique, dans le monde de manipulation des médias, et des enjeux de la communication. La présence de Pacino permet de faire vivre ce personnage ayant toujours la flamme. De l’autre côté, Russell Crowe, méconnaissable en père de famille bedonnant, et parfait dans son rôle, finit de nous plonger dans cette spirale. On retrouve ainsi, tout comme dans Heat, un face à face entre deux acteurs très talentueux. Alors qu’on n’avait droit qu’à une scène les réunissant dans Heat, les nombreuses interactions sont toujours maîtrisées et conduisent à creuser les personnages.

Michael Mann, propose avec « Révélations », un film important, voire majeur. A travers les thèmes abordés, il communique de façon intelligente sur des valeurs de plus en plus bafouées et sur des situations vécues. Une histoire vraie revisitée avec beaucoup de talent et de charisme.

Le DVD édité par TF1 Vidéo a été travaillé. Les menus jouissent d’une agréable présentation animée en 3D (on circule dans le lycée) avec pas mal de transitions amusantes. Les bonus sont nombreux. On sent dans ce DVD une réelle envie de bien-faire.

Le making-of d’une quinzaine de minutes est un peu froid. Les tournages de scènes plus ou moins intéressantes sont mis bout-à-bout sans commentaire. Ca fait un peu bric-à-brac. Les interviews proposées, hormis celle du réalisateur et du scénariste, n’ont pas grand intérêt. Certains des acteurs ont vraiment du mal à trouver leurs mots. Les deux bandes-annonces proposées nous permettent de comparer la présentation radicalement différente d’un même film aux français et aux américains. Enfin, le DVD-rom proposé a peu d’intérêt. Aucun renseignement sur le film. Un glossaire technique proposé par TF1 assez bien fait (DD,DTS, Surround.).

Techniquement, le DVD est bon. L’image bénéficie de couleurs vives tout à fait dans l’ambiance du film. Le passage d’une couche à l’autre durant le film est un peu trop appuyé. Le son est correct (grosse différence entre les sons faibles et les sons fort, sursauts garantis !).

Le film exploite donc largement le support DVD. C’est plutôt une bonne surprise bien que les bonus constituent parfois un peu du remplissage. Mais ce DVD part d’un bon sentiment.

La revanche d’une blonde

La revanche d'une blondeAfin de reconquérir son petit ami qui ne voit en Elle (c’est son prénom) qu’une bimbo sans cerveau, celle ci décide d’entrer à Harvard pour y faire du droit.

La revanche d’une blonde (Legally Blonde) est une teen comedy des plus classiques, mais réussie, dans le sens ou elle parvient à réussir ses objectifs.
Cette comédie estudiantine est en effet très sympathique et rafraichissante. Tentant de contrer le cliché de la blonde débile, tout en jouant avec, la limite était fine, mais le personnage principal, interprété par Reese Witherspoon, apparaît comme familier.
C’est cette connivence immédiate qui va permettre au spectateur de rentrer dans ce film.

Avant tout, ‘La Revanche d’une blonde’ est une comédie qui ne se prend pas au sérieux et à ce titre peut se permettre quelques légèreté, notamment au niveau du scénario.
Les personnages, comme dans beaucoup de teen sont assez marqués : de Elle la naïve, gentille et superficielle à Vivian la méchante et terne rivale, en passant par le beau gosse du lycée, etc…
Pas bien grave, il s’agit ici de clichés du genre qu’on ne peut esquiver, ils sont presque attendus.

Ce qui l’emporte dans cette comédie, c’est le vent de fraîcheur qu’ammène Reese Witherspoon dans son personnage. Rose comme un bonbon, Elle aurait pu être un personnage énervant et sans saveur, mais l’actrice parvient à la rendre sympathique.

Une teen comedy bien agréable, qui plaira aux amateurs du genre. Evidemment pas révolutionnaire, ce film frais vous fera passer une soirée agréable.

Respiro

RespiroSur une île de Sicile coupée du monde, Grazia élève ses trois enfants avec tout ce qui la caractérise de jeunesse et de liberté. Mais le village où elle vit très machiste, a du mal à assumer une personnalité comme la sienne…

A n’en pas douter, rarement titre aura aussi bien convenu à un film. Ce ‘Respiro’ est une véritable bouffée de chaleur, une respiration qui envahit tout le corps comme rarement au cinéma. Car, autant le dire tout de suite, le film d’Emanuele Crialese fait partie de ceux qui marquent.

Illustrant ici une légende, elle même inspirée de faits réels, il donne ici une représentation de la liberté incarnée dans une femme qu’on avait pas vu depuis longtemps au cinéma. Valeria Golino que peu de gens ont du voir ailleurs que dans ‘Rainman’ ou dans ‘Hot Shots’ nous revient ici comme une bénédiction. Dans ce village où le machisme est transmis de père en fils, elle représente parfaitement ce grain de sable dans un rouage si bien huilé. Vue comme une étrangère dans son propre village, elle symbolise tout à fait le fond du film, à savoir la non acceptation de la différence, et la recherche du naturel et de la liberté malgré tout.

Sans un scénario particulièrement emballant, Crialese arrive à nous livrer un long-métrage qui s’abreuve de paysages, de petites aventures et d’une photo sublime. Accompagné par une bande originale splendide et redondante, rien n’est plus beau que ce petit coin de terre ensoleillé.

Après des scènes qui n’ont pour but que de situer les personnages et leur relations plus complexes qu’elles n’y parraissent, l’histoire s’emballe d’un coup, avec un rythme assez abrupte qui pourra décontenancer, mais qui s’avère finalement efficace puisque même sans trâme réelle, les personnages ont tellement de charme (le plus petit enfant est fabuleux) que le tout s’enchaîne sans que l’on se pose la moindre question.

Enchainant les petits moments de plaisir (la pêche au poisson pour les enfants, la rencontre amoureuse…), le film envoute et emmène dans une tornade d’air chaud, sous le cagniard sicilien, le spectateur. Un coup de soleil pour celui-ci, qui le sentira longtemps après tant le film reste dans la tête. Un moment inmanquable.

Difficile de parler de l’ambiance que dégage « Respiro ». Le réalisateur a, certes, le don de filmer Lampedusa comme une île sauvage et sensuelle dans laquelle tout citadin normalement constitué aimerait se perdre. Mais d’un autre côté, le film évoque assez clairement les aléas de la prison dorée que constitue également cet endroit.

« Respiro » s’affirme comme une fable. Au point de forcer peut-être excessivement le trait. L’impression d’assister à la vie d’être humains sauvages est forte. Cela engendre un certain nombre de séquences touchantes et pittoresques mettant en scène la vie de ces habitants. On retrouve ainsi un certain cinéma italien que l’on croyait oublié.

Mais force est de constater que cela pousse aussi le réalisateur à prendre quelques raccourcis. Le film traitant notamment de l’enfance et de l’apprentissage de la vie, on n’échappe pas à la rivalité entre bandes de gamins tout droit sortis de la « Guerre des boutons », ou à l’amourette pas forcément dans le ton du film de l’aînée de la famille. La description de l’enfance faite par le réalisateur est attendrissant mais elle n’égale pas, loin de là, ce qui a été fait dans le passé : « Un sac de billes » de Jacques Doillon ou « L’incompris » de Comencini proposent une vision naturaliste de l’enfance et de l’adolescence qui va bien au delà de la vision gentiment naïve du réalisateur.

Souvent, ce dernier préférera insister sur l’esthétique plutôt que sur le fond bien que les deux aspects soient intimement liés dans le film. Le spectateur respire à pleins poumons l’air de la Sicile et goûte au joie de la vie des Siciliens au risque de flirter avec le genre, peu opportun dans notre cas, du simple documentaire-découverte.

La prestation des acteurs reste, elle, doublement impressionnante. D’un côté, les enfants, acteurs amateurs, d’un naturel étonnant malgré un scénario assez ambiguë qui confond l’amour maternel et l’amour charnel. De l’autre, Valeria Golino qui oublie ses repères de star accomplie pour nous offrir une prestation de débutante qui relève du génie.

« Respiro » mérite ses récompenses (prix du public et de la semaine de la critique à Cannes) mais ne constitue pas le chef d’œuvre qu’il aurait pu être. Certaines facilités et certains raccourcis pris par le réalisateur freinent les ambitions du film. Il s’agit bien d’une invitation à fouiller dans ses propres souvenirs d’enfance. Cependant, une expérience véritablement introspective proposée au spectateur aurait mérité une approche encore plus subtile. Regarder « Respiro » reste cependant une belle invitation à l’évasion.

La transformation des K7 video en DVD, vous connaissez ?

Lorsque l’on parle de numériser les cassettes vidéo, il s’agit exactement de convertir nos enregistrements vidéo analogiques, des cassettes vidéo ou audio et même nos disques vinyles, en un fichier numériques. Transformer une k7 vidéo en une version numérique consiste aussi à procéder à un stockage des enregistrements dans un poste ordinateur, sur une carte mémoire, une clé USB ou bien sur un support DVD.

Il existe plusieurs appareils, des logiciels ou bien des techniques qui permettent de faire la conversion numérique, selon nos exigences en qualités ou bien en rendement. On a vraiment le choix sur les procédures et on peut même faire appel à des experts du transfert en cas où l’on ne s’y retrouve plus.

cassettes K7Il est essentiel de numériser les cassettes vidéo pour plusieurs raison. D’abord parce que nos vidéos vont perdre de leurs qualités avec le temps car les bandes magnétiques de la cassette ont du mal à rester intact. C’est aussi parce que le format numérique peut durer éternellement au contraire du format analogique de la cassette vidéo. Avec la version numérique, ce sera plus facile de revoir les vieilles vidéo et de faire profiter toutes la famille et les amis dans les grandes occasions ou bien pendant les réunions. Sur un DVD, les vidéo ne prendront plus beaucoup de place et seront plus facile à sécuriser. Il est aussi essentiel de numériser les cassettes vidéo car nos souvenirs méritent comme même la postérité.

Il est bien possible de convertir et de numériser les cassettes peu importe le format, la durée de la vidéo ou même sa taille. Le résultat sera présenté sous le format mpeg-2 compatible sur un lecteur DVD de salon ou bien d’autre support numérique.
Si l’on tient vraiment à nos enregistrements ainsi qu’aux contenus de nos cassettes vidéo, alors il sera indispensable de les numériser. Ce sera encore plus facile de transmettre ensuite ce patrimoine à notre famille et à nos générations descendantes. Cette version numérique sera le moyen de conserver nos souvenirs une fois que l’on sera vieux ainsi que de les partager.

Il est actuellement possible, avec l’évolution de la technologie de l’électronique et du multimédia, de donner une seconde vie à nos vieilles enregistrements ainsi qu’à nos vieilles collections de films analogique sans avoir besoin de brancher ou bien de se procurer ce fameux et mythique magnétoscope.

Bref, nous sommes actuellement dans l’ère de la numérique alors il est temps de numériser tous nos patrimoines médiatique afin de ne pas risquer à les perdre.

Resident Evil : Apocalypse

Resident Evil ApocalypseAlice a pu survivre et s’extraire du complexe d’Umbrella. Mais un virus s’abat déjà sur Raccoon City et laisse peu de survivants. Parmi eux, Alice a vu son corps et ses pouvoirs se transformer, la rendant plus puissante. Elle va tenter, avec Jill Valentine , de faire face à Nemesis.

Après un 1er volet correct mais sans génie, voici la suite attendue de l’adaptation de l’un des plus célèbres jeux vidéos d’horreur du moment.

Malgré de nouveaux moyens, peu d’innovations sont perceptibles, en particulier au niveau du scénario, ce qui est particulièrement regrettable au vue de la richesse qu’offre le monde de Resident Evil avec ses multiples sous-intrigues. Reste un divertissement pop-corn décérébré mais pas désagréable.

Depuis l’apparition du 1er pixel vidéo ludique, les financiers et têtes pensantes du monde des jeux vidéos ont compris l’intérêt d’obtenir les droits d’adapter sur les plates formes de salon ou les ordinateurs individuels, des films à fortes entrées sur grand écran. Mais voilà que le phénomène s’est récemment inversé ! Mario, Lara Croft, et autres Mortal Street Fighters ont connu le sommet de la gloire en ayant l’honneur d’être à l’affiche des plus grands cinémas du monde entier. Malheureusement, le succès espéré reposant essentiellement sur l’exploitation d’une licence et non sur la qualité intrinsèque du film et le respect de l’esprit du jeu dont il est issu, le joueur n’a jamais retrouvé véritable satisfaction jusqu’ici.

Alors qu’en est-il dorénavant, quelques années après l’entrée remarquée des jeux vidéos dans le monde du cinéma ? et bien peu de choses ont changé, et Resident Evil : Apocalypse ne déroge guère à la règle.

Bien qu’a priori les moyens mis à disposition semblent supérieurs au 1er volet (il suffit d’observer le nombre d’acteurs, de figurants, et d’effets spéciaux plus ambitieux, mais qui demeurent de qualité tout juste correct), on n’observe au final qu’une accumulation de scènes un peu décousues mais toujours animées, qui font penser à un clip version XXL.
Si l’atmosphère du jeu reste respectée dans une certaine mesure, il est dommage de constater que l’aspect « surivival horror » sombre et angoissant soit délaissé au profit d’un « action horror », certes très propre à notre temps, mais guère respectueux de ce à quoi les fans peuvent attendre d’un Resident Evil.
En outre, on ne peut que regretter l’absence de scènes véritablement gores, chaque plan étant coupé au bon moment ou au bon endroit pour éviter une classification interdisant à un public visé (adolescent) de voir le film.

En bref, on tient là une adaptation de jeu vidéo qui se situe dans la moyenne habituelle pour ce genre d’œuvre, avec des personnages trop peu développés, une action omniprésente, et une réalisation calibrée pour que le tout tienne dans une bobine de 90 mn. Pas déplaisant, mais pas exceptionnel malgré un fort potentiel.

Resident Evil

Resident EvilUn commando tente d’infiltrer un laboratoire controlé par un ordinateur et dont les scientifiques ont muté en mort vivants.

Resident Evil, adaptation du jeu vidéo éponyme (Bio Hazard en original), est dans la droite ligne de celles qui concernent le petit monde vidéo ludique : ni vraiment bonne, ni vraiment mauvaise, mais finalement décevante.

Longtemps envisagé pour passer derrière les caméras, George Roméro, l’auteur de la superbe trilogie sur les morts vivants  » Night of the living dead « ,  » zombie :dawn of the dead  » et  » day of the dead « , fut, à notre grand désarroi, écarté pour un réalisateur beaucoup plus proche de notre temps :Paul Anderson.

Choix d’autant plus logique qu’il avait déjà auparavant réalisé l’adaptation du jeu vidéo  » Mortal Kombat  » et que sa filmographie très orientée SF faisait de lui la personne idéale (avec entre autres l’excellent  » Event horizon  » mais également le navrant  » Soldier « ).

Au vu du film, on peut finalement critiquer ce choix car toute l’ambiance sombre, glauque et oppressante du jeu qu’aurait su parfaitement retranscrire un Romero se transforme ici en un film technologique, ultra moderne et froid ou l’action, omniprésente, ne laisse guère de répit ni de surprise au spectateur qui finira assourdi par une bande sonore trop souvent bruyante.

Se laissant aller systématiquement à des effets de terreur simplistes (ah ! cette musique qui vous fait sursauter dans votre fauteuil !), on sent le produit de commande tout prêt et sans réelle ingéniosité.

Guère porté de l’avant par un jeu d’acteur de Milla Jovovich qui n’a jamais vraiment évolué depuis  » le 5è élément  » (toujours la même expression de jeune femme au regard innocent et perdu, yeux grands et bouche grand ouverts), le film, bien qu’au final décevant, bénéficie néanmoins d’une mise en scène générale correcte, de quelques bonnes scènes d’action et de l’excellente prestation de Michelle Rodriguez.

A réserver aux fans d’action, d’horreur (quelques scènes gores) et du jeu !

Requiem for a dream

Requiem for a dreamHarry Goldfarb, un junky vaque pour trouver sa dose quotidienne. Entre son pote et sa copine, tout n’est que drogue et fix… et toute leur vie se résume à chercher la prochaine dose.
La mère de Harry, elle, est conditionnée par la télévision. Son rêve d’y participer un jour la pousse à entamer un régime draconien qui vire au cauchemar.

Après l’undergroundesque Pi, Darren Aronofsky signe ici une œuvre à ne pas mettre entre toutes les mains. Son style unique rend le film plutôt difficile à voir, comme si un coup de poing vous frappait au visage. 2 heures de martelage pour un film dont on ne peut sortir indemne.

Dit comme cela, ‘Requiem’ peut faire peur ; à raison. Il ne plaira pas à tout le monde et ce n’est pas son but.

Cela n’empêche en rien le fait que la force du style, du sujet, et de l’interprétation m’ont touché. Car il faut le dire, l’utilisation de tous les éléments visuels et auditifs sert profondément l’histoire. Certain ont souvent tendance à crier à la facilité lorsqu’un réalisateur utilise des effets stylistiques un peu poussés. ‘Requiem’ en est bourré, mais arrive à mêler fond et forme pour toucher le spectateur.

Le thème de la dépendance et de la drogue, récurrent au cinéma, est ici traité sous un jour un peu nouveau. La déchéance et le plaisir souvent traités sont ici accompagnés de la routine. Les mêmes gestes toujours, encore et jusqu’à la prochaine fois.
La drogue n’est plus vraiment le thème du film, mais c’est l’accoutumance à tous types de drogue. Ce n’est plus la substance, c’est le geste qui importe ici. L’esthétique très clipée et très particulière d’Aronofsky permet d’apporter quelque chose de fort et de différent. La drogue est perçue différemment et le film perd du même coup le côté moralisateur qu’ont parfois les productions prenant pour sujet la drogue.

Les relations humaines sont aussi extrêmement intenses. La relation mère-fils, touchante, donne une dimension réelle au junky. Sa relation destructo-amoureuse avec Marion le complète. Tyrone est plus un compagnon de galère dans le cercle vicieux vers lequel il se précipite.

Cette fragile mais extrêmement forte construction du récit tient bien sûr énormément aux acteurs. Les femmes sont à l’honneur, avec une Ellen Burstyn émouvante ; dans un rôle très différent, mais tout aussi difficile, Jennifer Connelly fait vibrer par sa souffrance.

Aronofsky propose un film dur sur la drogue. Extrêmement glauque, il a pour avantage une esthétique exceptionnelle et un nouveau point de vue sur un sujet maintes fois traité sur grand écran. La patte d’Aronofsky se voit ici confirmée par une œuvre riche et complète, traitant d’un sujet difficile avec le côté novateur que l’on attendait. Sans aucun doute une réussite, à ne pas conseiller à tout le monde néanmoins.

Le règne du feu

Le règne du feuEn 2020, la terre a été dévastée par des dragons qui traquent désormais le moindre mouvement des survivants. Une petite communauté tente de survivre en Angleterre malgré la faim et la soif. Un jour, un commando débarque et tente de convaincre les hommes de la communauté de venir avec eux pour chasser les dragons.

Mettre en scène des dragons au cinéma n’est pas chose facile. Plutôt que de s’incommoder avec des explications douteuses, « Le règne du feu » préfère aller droit au but dès les laborieuses premières minutes : ici, il y aura des dragons et il faudra s’en débarrasser. Ne demandez pas d’où ils sortent, le réalisateur ne le sait sans doute pas. Ne demandez pas non plus pourquoi il n’y a qu’un seul mâle pour toute une race, ce genre de broutilles scénaristiques n’intéressent visiblement personne.

Par contre, des efforts considérables ont été déployés pour imaginer les scènes de chasse des bébêtes : hélico, parachutistes, motos et harpons… Bien que cela ait un peu l’apparence du cirque, le cocktail d’action proposé apparaît redoutablement efficace. On regrettera simplement que les héros, ayant tous en commun une petite lueur de stupidité dans le regard, jouent assez platement les sauveurs de la planète. Seul le jeu décalé de Matthew McConaughey, en soldat américain légèrement dégénéré (délicat pléonasme), ressort un peu du lot.

Une mention spéciale peut être également décernée aux décors apocalyptiques du film, parfaitement mis en valeur par une photographie particulièrement froide et rude.

Rappelons enfin que malgré les apparences, « Le règne du feu » est un film britannique. Réjouissante information lorsque l’on décode une histoire dans laquelle le gentil anglais décide de ne pas suivre l’intrépide mais stupide soldat américain qui part vers une mort certaine contre le dragon (le spectre du terrorisme n’est sans doute pas si loin).

Même si « Le règne du feu » aurait gagné à jouer davantage le second degré, le film tient plutôt bien ses promesses. En tout cas, ceux qui attendent de l’action pure et dure seront servis.

La recrue

La recrueLorsque Clayton termine ses études, il ne s’imagine pas entrer dans la CIA, comme son père. Mais quand Burke, arrive pour le recruter, sa curiosité l’emmene à faire ce choix osé. Mais avant d’avoir sa plaque, il lui faut passer par la ‘ferme’, sorte de camp d’entrainement qui les transformera en véritables espions.

Quand on va voir ‘La recrue’, on se retrouve devant l’une des productions que seul hollywood peut faire. Non pas à cause d’un budget pharaonique, mais plutôt à cause d’une marque de fabrique que l’on retrouve sur ces films. Une fois lancé, on sait qu’il n’arrivera rien de grave ni dans un sens, ni dans l’autre. Le produit est calibré pour plaire, depuis le thème jusqu’aux acteurs.

Ainsi, on retrouve un beau casting, avec un Pacino qui resort son costume du mentor. Evidemment, avec son charisme et sa bouteille, il peut se le permettre, mais ça sent quand même un peu le réchauffé.
De son côté, Farrell (Tigerland, Daredevil) est plutôt intéressant dans son rôle de jeune premier.
Leur relation nous rappelle un peu le (réussi) ‘Associé du Diable’ ou Keanu Reeves jouait le même rôle.

Sur un scenario partant d’une bonne base mais utilisant trop de renversements de situations, le film reste toujours plus ou moins carré et maîtrisé. On aurait peut-être aimé partir un peu plus loin dans certains délires paranoïaques, mais bien vite, il faut revenir à la raison.
Ne sachant sur quel pied danser, le spectateur est forcemment un peu chancelant et attend chaque révélation sans savoir qui croire. On se souvient du ‘Game’ de Fincher qui bien qu’imparfait était une véritable machination contre le spectateur. Cette ‘Recrue’ arrive quelques années après tous ces films qui ont bénéficié de l’effet de surprise et tente d’employer les mêmes effets sur un auditeur qui n’est plus tout à fait dupe.

Roger Donaldson (’13 jours’, ‘Cocktail’) nous livre donc un thriller plutôt classique qui malgré son objectif ne surprendra pas grand monde. Il reste cependant un spectacle agréable à regarder, carré de tous côtés. Et un bon thriller de temps en temps, ça fait pas de mal.